
Bienvenue dans ce numéro #2 !
Il y a 4 ans, certaines personnes clamèrent que c’était bon, nous étions sortis de l’hiver de l’IA et enfin, celle-ci allait révéler son immense potentiel à l’humanité. Au même moment, d’autres commençaient à agiter le chiffon rouge de nos peurs en rappelant que l’IA, c’était les affreux cyborgs et surtout Skynet.
Au sommaire de ce numéro :
Quelques mois plus tard, ce qui était une conversation de salon entre spécialistes, s’est répandue comme une nuée de sauterelles et a colonisé les esprits d’une telle manière qu’il est, aujourd’hui, difficile de tenir un discours contraire, sans être taxé.e de technophobe : à l’heure actuelle et au regard des avancées, l’IA n’existe pas et n’est pas près d’exister.
D’un point de vue marketing, promouvoir l’intelligence artificielle est beaucoup plus vendeur que le machine learning et le deep learning. Ça évite à la personne d’expliquer ce que recouvrent ces deux technologies réellement et de répondre à des questions auxquelles elle ne serait pas faire face. En revanche, l’intelligence artificielle, avec tout ce qu’elle véhicule dans l’imaginaire et dans nos cultures occidentales, parle beaucoup plus au grand public… Expliquer que le machine learning est une technologie de l’IA qui exploite des milliers de petites mains, bien humaines, pour un salaire de misère, est beaucoup moins amusant, même si c’est la réalité.
Le marché de l’intelligence artificielle aspire beaucoup de capitaux mais jusqu’à présent, pour reprendre la novlangue capitaliste, elle ne génère aucune valeur, elle est encore au stade du PoF (proof of concept) et n’est pas soutenable… Si donc elle traversait un nouvel hiver, ça passerait quasiment inaperçu et on continuerait à vaquer à nos occupations habituelles.
Bonne lecture !
— Dominique